J'ai attendu 9h debout [sous la pluie] devant le Transbordeur entourée d'une masse populaire, moyenne d'âge 14 ans.
Et tout ça pour deux heures de concert dans une ambiance la plus compressée que j'ai jamais vu.
Un univers fantastique encore plus poignant et kidnappant que sur CD.
Une entrée photographique, un jeu puissance cosmique, et une musique à faire pleurer de magnificence.
IL nous parlait, IL nous écoutait. On le mattait aussi, c'est bien vrai.
[Je n'ai pas l'habitude de faire la groupie] IL m'a tenu la main. C'était un moment de futilité totale, mais très appréciable. Très apprécié.
Et malgré tous les concerts que j'ai fait, c'était, de loin, le meilleur. Sur tous les plans. [Pardon Matthew, je sais que tu ne m'en voudras pas.]
Je sais que vous n'êtes que deux à venir voir [encore] s'il y a des articles.
Si vous me lancez sur le sujet, je peux en parler. Au même titre que Muse.
Mais je ne pense pas que je puisse me lancer dans un récit enflammé. Parce que ça parle de musique, vous savez combien c'est subjectif, combien c'est difficile à partager. Je ne pourrais même pas vous faire écouter pour vous faire entrevoir ce que je veux dire, vous n'aimeriez pas.
Alors je le dis ici. Ce fut le genre de moment que je veux garder pour moi et par nul autre moyen que mes souvenirs, que les images de mes propres yeux. Les appareils photos étaient interdits. Mais sincèrement, je n'avais même pas envie d'en prendre. Ce n'était pas une prestation comme les autres. Même si je regarde un autre live je ne retrouverai pas ce qui s'est passé ce soir là. Ni l'état dans lequel j'étais après une journée à attendre, à laisser monter la pression, à laisser ma poitrine s'encombrer d'un poids de [bon] stress.
Ca m'a fait du bien de me sentir comme ça, aussi frémissante que les gamines qui étaient à côté de moi. C'est comme si j'avais, pour la journée, trouvé une raison indétrônable de vivre. Un truc qui allait pouvoir combler le moindre espace.
Désormais, j'écoute la musique jusqu'à sombrer de sommeil. Je me réveille avec sa Voix, son Rythme, sa Mélodie, et c'est Bonheur. Enfin un petit peu.

